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4 joueur(s) en ligne
Dicton de
la semaine
« On ne peut faire tort au diable. »

Si vous souhaitez essayer le jeu avant de vous inscrire, deux comptes-test sont à votre disposition : Soeur Marie et Thibaut l'Espagnol. Mot de passe : test.
Rex Europae est un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) situé dans un univers médiéval et historique, la France du XIIIème siècle, sous le règne du roy Philippe Auguste.
Se jouant au tour par tour (toutes les 25 heures), sur plateau de jeu, forum, messagerie privée, Rex permet de revivre la condition d'un homme du Moyen-Âge, qu'il soit un simple paysan, un puissant seigneur, un pieux homme d'Eglise, ou un influent marchand.
L'originalité de Rex réside dans son concept, en grande partie basé sur le roleplay (RP). Il s'agit là de jouer un rôle d'acteur, de s'immiscer dans la peau d'un personnage et de penser, parler, agir à sa place. Forums et messagerie privée (pigeons voyageurs) sont ainsi de la plus grande nécessité pour s'intégrer parfaitement à la communauté Rexane. Toutefois, un background (BG) retraçant l'Histoire, la situation, la géographie de la France est à la disposition des joueurs sur la page Univers pour faciliter l'adhésion à l'univers du jeu.
La place du gameplay (GP) n'en est pas moins importante, puisque le jeu se déroule sur un plateau représentant la France médiévale et ses environs, au travers d'un quinzaine de villes et de fiefs.
La notion de RP pouvant être difficile à assimiler, tout comme il n'est pas aisé de manier immédiatement tous les aspects du jeu, il est plus que vivement conseillé aux futurs inscrits - et aux actuels joueurs - de lire le manuel du jeu, le règlement et la foire aux questions, et le background.
Manuscrits vides
Chers joueurs,
Vous êtes sommés d'arrêter d'ouvrir des manuscrits en écrivant simplement "A venir..." à l'intérieur (surtout quand on fait ça une 10aine de fois de suite, n'est-ce pas Guilhem ?
')
Sur 45 manuscrits à lire, 39 sont des "A venir..."
Ecrivez votre histoire sur word quelque part dans votre ordinateur et postez-la uniquement lorsqu'elle fera déjà plus de 10 lignes.
C'est très énervant pour les membres du jury de tomber sur des manuscrits vides en enfilade.
Merci de votre compréhension.
120
News publiée le vendredi 02/05/2008.

1. PRO MVNICIPIIS FRANCORVM (19/20)
écrit par Gaspard de Picquigny
PRO MVNICIPIIS FRANCORVM
Plaidoyer en faveur des bonnes villes françoises
Prononcé devant le Parlement de Paris, le XX avril ANNO DOMINI MCCVI
Honorables membres du Parlement,
Hautes Excellences,
Depuis bien des siècles, l’idéal de la cité a subjugué les hommes. Tel un rêve d’absolu, cette essence a germé dans les esprits des plus grands philosophes et hommes d’Etat de l’Antique. Le droit de s’investir dans la chose publique était non seulement l’objet d’un grand honneur, mais aussi celui d’une passion infinie, l’exaltation pour le sort de sa communauté.
Ces idées éclairées ont sans aucun doute une source bien plus originelle, car dès le début des temps les hommes se sont rassemblés en société au sein d’agglomérations primitives, dans le but de faciliter leur travail quotidien. La cohabitation active caractérise ainsi notre être assoiffé de fraternité. Et la cohabitation engendre le besoin de créer des règles, des lois. Elle engendre le besoin de gouverner, de gouverner ensemble et pour tous. Voilà cette formidable union des hommes, l’union des hommes égaux dans l’amour que leur porte le Christ Jésus, notre Dieu.
Grâce vint à nous lors du règne de l’Auguste César, qui organisa fort humainement les territoires situés à l’ouest du Rhin. Nombreux furent les bourgs qui reçurent le droit de cité et le vécurent pleinement, s’acheminant vers une prospérité certaine. Les villes étaient le cœur même de la société, la colonne soutenant l’édifice universel.
Les invasions franques ne changèrent rien à cette réalité. Alors que les campagnes furent ravagées par les hordes étrangères, de puissantes murailles protégeaient les cités. Elles luttèrent sauvagement pour leur indépendance. Remémorez-vous l’exploit de Paris, qui tint tête au Fléau de Dieu avec l’aide de Sainte-Geneviève. Et souvenez-vous de la résistance héroïque d’Orléans, fortifiée par les prières de Saint-Aignan. Mais, surtout, n’oubliez point le siège wisigoth que durent subir les habitants de Clermont en compagnie de leur évêque Sidoine Apollinaire. Le répit ne vint qu’avec le premier roi chrétien, Clovis, aux côtés duquel les cités combattirent fiévreusement les roitelets païens ou ariens.
Depuis, les cités françoises sont sans aucun doute les plus ferventes partisanes du pouvoir royal. Or, c’est avec une évidente malice que certains grands feudataires n’ont cessé d’éloigner le Roy de Ses bons et loyaux Sujets. Les bonnes villes de France sont devenues les victimes des exactions de la noblesse félonne. Ces beaux seigneurs, toujours absents lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de la Couronne, sont pourtant prompts à écraser un inoffensif mouvement communal naissant. Qui ne se souvient point du massacre de la Sainte-Catherine, à Reims ? Honte à nos seigneurs !
Mais cela ne s’arrête pas ! Les terres royales sont encore pillées par des vassaux félons et des hobereaux renégats ! Des bourgs isolés sont pris d’assaut par la soldatesque avinée, mis à sac et rasés ! Les noblaillons défoncent la porte d’un honnête bourgeois, l’enferment dans le fourneau à pain et, tout en pillant sa demeure, violent sa femme et ses filles ! Dans certains cas, ces bandits s’amusent encore avec d’innocents nourrissons, attachant leurs bras à la queue d’un chat.
Quels sont, croyez-vous, les sentiments qui se bousculent dans la tête de notre bourgeois, lorsque la figure enfarinée, il réussit enfin à s’extraire du four ? Il découvre avec horreur sa maison saccagée, sa femme éventrée et ses filles souillées ! Et quand il se précipite vers le berceau, la terreur lui arrache un cri strident, car son fils a été mutilé, mortellement blessé ou même tué par le chat en furie attaché à son petit corps frêle ! Le bourgeois va-t-il quémander la protection et la justice auprès de son suzerain ? Non, car c’est ce même seigneur qui vient de le spolier ! Le seigneur qui devait le protéger lui a ravit tout honneur !
La seule sécurité réside dans les bonnes villes. Car c’est ensemble que les pauvres Sujets du Roy peuvent se protéger des hordes sanguinaires dont le seul plaisir est de semer la mort et la désolation. Aujourd’hui, les communes bourgeoises sont une réalité, comme jadis. Ainsi, je demande à Sa Majesté le bon Roy Philippe de bien vouloir reconnaître la situation dans laquelle se trouvent les villes françoises et de confier à chacune d’elles une charte communale. Sa Majesté peut être assurée du soutien inconditionnel des bourgeois de France. Et si Sa réponse est positive, je me permettrai de demander les mêmes privilèges pour les communautés religieuses, qui comme nous le savons, sont également la proie des extorsions de la noblesse irrespectueuse de l’autorité des évêques et de Sa Sainteté le Pape. Dixi.
Orthographe : 5/5 Style : 4.5/5 Thème : 9/10

2. An de Grâce 1206 : Le siège de Nantes (19/20)
écrit par Guillaume de Tatingheim
"Il y a folie à tout âge" ... le dicton s'appliquait bien, ce jour, à Guillaume, qui s'apprêtait à quitter pour la première fois les terres de son enfance et se mettre sous les ordres de son Duc. Son entraînement, son équipement, tout laissait certainement à désirer, il en était sûr. Il regretta un instant les conseils de sa mère qui l'engageait à tendre vers la perfection chaque jour que Dieu faisait et en chaque chose.
Mais l'occasion de briller au combat était belle, et c'est le cœur en joie et l'esprit serein qu'il prenait chemin pour retrouver ses hommes au campement au sud de Rennes. "Au sud de Rennes" avait dit le Comte dans une missive récente ... il s'en apercevait en marchant plus avant : les contrées étaient vastes et pas l'ombre d'un campement ne se profilait à l'horizon.
Il s'apprêta à camper à la belle étoile, cherchant du regard la lisière d'une forêt protectrice.
Plus tard, il fit un feu, sortit un peu de viande séchée de son paquetage, et, aux dernières lueurs du jour, fit une prière avant de s'enrouler dans sa maigre couverture.
Epuisé par cette journée de voyage, il s'endormit comme une masse.
(...)
Guillaume avait été réveillé par un petit troupeau de chèvres qui était venu paître non loin. Bien vite, il avait refait son paquetage, s'était lavé et désaltéré à l'eau fraîche d'un ruisseau, et s'était remis en route. Le soleil n'était pas encore bien haut quand il rejoignit les troupes bretonnes. Il se présenta, écouta le discours du Duc, puis, sans tarder, les troupes commencèrent à lever le campement ...
La fougue de sa jeunesse lui avait permis de se faire remarquer des maîtres d'armes lors d'entraînements et de joutes, par son agilité, sa rapidité, sa folie un peu aussi ... Rapidement promu au rang de Capitaine, le jeune homme, honoré de cette confiance, s'apprêtait à mener les soldats à la bataille non sans quelques doutes toutefois ... Doutes que les mots bourrus de Wilguen quelques temps plus tôt, n'avaient pas réussi à chasser tout à fait ... ni même le discours du Duc de Bretagne.
Cependant, Guillaume releva le menton, bomba le torse, et tâcha de faire impression devant les troupes.
(...)
Tandis qu'ils traversaient la plaine, Guillaume observa le lointain, les nuages qui s'effilochaient à perte d'horizon ... Les assuraient-ils d'un temps clément pour l'arrivée sur Nantes ? Ou bien valait-il mieux une brume dissimulatrice ... Guillaume ne savait qu'espérer, lui qui n'avait jamais vraiment combattu autre chose que la quintaine, ni personne d'autre que des camarades de joutes. Pas de châteaux imprenables, pas de vrais guerriers anglois assoiffés de sang ... Il frissonna.
Devant lui, chevauchaient le Comte et le Capitaine de la Garde. Son regard se posa sur eux au moment où l'un se penchait vers l'autre pour parler. Le vent ne lui rapportait pas leurs paroles. Etait-il l'objet de leur discussion ? ... Guillaume chassa aussitôt les doutes qui commençaient à poindre et se concentra sur son pas. La cadence était soutenue. Il fallait non seulement suivre, désormais, mais aussi montrer l'exemple aux fantassins.
Il se tourna vers eux pour s'assurer que tout allait bien. Son regard clair parcourut les troupes et s'attarda un instant sur l'homme le plus proche auquel il adressa un signe de tête. Guillaume était déterminé, mais conscient que sa jeunesse ne jouait pas en sa faveur et qu'il en faudrait davantage pour s'imposer. Son menton lisse et son regard doux ne faisaient pas de lui un chef de guerre, certes ... Ce serait l'action, le feu du combat qui, par la grâce divine, poseraient sur lui l'empreinte diabolique de la guerre, et l'imposeraient à eux.
Vint le temps d'une halte. Soudain, Wilguen fit volte-face et s'adressa à lui, extirpant le jeune homme de ses pensées et de ses rêves d'exploits. Il lui prodigua conseils. Guillaume planta ses yeux dans les siens, faisant fi de la vilaine cicatrice qui lui balafrait le visage, et écouta.
« Comte, je m'y rends de ce pas. »
Il s'inclina légèrement avant de se diriger vers les soldats, auxquels ils se présenta et donna l'ordre de se tenir prêts pour le lendemain. Puis, bien qu'il rêvât d'ôter ses chausses et de se reposer, il se rendit à la tente de l'Etat Major.
(...)
Le siège prenait forme.
Chacun allait être affairé à la tâche qui lui revenait pour arriver au but commun : la prise de la ville. Les éclaireurs avaient œuvré discrètement et étaient revenus avec la description détaillée de l'enceinte, de ses failles, de ses défenses ... Ainsi Guillaume pouvait visualiser ce qui, la veille au soir, lors du Conseil de l'Etat Major, lui semblait un peu abstrait. Sous la tente, il avait écouté religieusement les vieux briscards, s'était nourri de leur engouement.
Aujourd'hui, pour sa plus grande joie, tout allait se mettre en place à la perfection.
Du moins le pensait-il, en regardant au loin les murailles de la future Nantes bretonne, qui s'offraient à eux, majestueuses sous le ciel encombré de gros nuages blancs. Une goutte lui tomba dans l'œil. Il étouffa un juron et se détourna de la ville pour aller donner les consignes aux fantassins.
Il se planta face à eux, digne, assuré. Le vent d'ouest, humide, balayait ses cheveux blonds et jouait avec son manteau noir.
« Soldats ! Vous serez bientôt la gloire de la Bretagne en lui offrant la ville de Nantes. Cette cité n'attend que vous pour la libérer et la rendre à qui de droit ! Mais auparavant, vous devrez vaincre ses geôliers, ses bourreaux qui la maintiennent impunément sous leur joug ! Nantes sera Bretonne par la Grâce divine ! Que Dieu guide votre bras ! »
Guillaume regarda ses hommes et s'approcha, plus avenant, plus détendu, après ce discours quelque peu solennel. Sa joue se fendit d'un sourire démoniaque.
A cet instant, dans la plaine, debout dans le vent, aux soldats autour de lui, il dévoila une partie du plan qui avait été établi par l'Etat Major.
Du haut des remparts, dans son dos, il s'imaginait les gardes, ou le Roy d'Angleterre lui-même peut-être, observant les préparatifs.
Seul le vent déroba ses paroles.
Leur destin, quel qu'il fut, était désormais scellé.
(...)
Un pan de l'entrée se souleva pour laisser réapparaître le garde. Il fit signe à Bredyn De Tryes d'entrer.
L'intérieur était austère. Une simple malle contenait toutes les possessions qu'avait emportées le Capitaine, c'est à dire bien peu de choses. Sur le couvercle fermé était posé un livre abîmé et visiblement maintes fois lu. Guillaume, debout près de sa couche garnie de fourrures somptueuses, se tourna vers l'arrivant.
Malgré la pénombre, on pouvait distinguer combien les récents combats avaient imprimé sous ses yeux les premières marques de fatigue. Néanmoins il sourit imperceptiblement et s'adressa à Bredyn avec chaleur.
Ainsi donc vous avez rejoint notre armée. Votre arrivée est providence !
Sa joue se fendit un peu plus. Il se tenait droit face à Bredyn, les bras croisés sur sa poitrine musculeuse. La lumière des torches jouait sur les visages des deux hommes.
Guillaume ajouta :
Je vous invite à prendre repos. Nous attaquerons à nouveau les remparts au petit jour.
(...)
Depuis les remparts, Guillaume ne distinguait plus l'entrée de la ville, mais il ne doutait point que, là-bas aussi, les combats faisaient rage.
Les coups fusaient sans prévenir. Guillaume tapait dans le tas, tâchant de ne frapper que les défenseurs de Nantes ... de préférence, ça peut aider ...
Pour l'instant, il avait plus porté de coups qu'il n'en avait reçu. La fatigue aura-t-elle raison de son habileté légendaire ? ... Il para avec souplesse le coup d'un milicien à l'accent étrange. Des troupes avaient dû venir du sud, en renforts, il fallait faire vite désormais s'ils voulaient voir leurs plans aboutir.
Malheureusement, son épée fut projetée plus loin sur la muraille. Il serra les dents et cogna à mains nues.
(...)
Au milieu de l'affrontement, le jeune Guillaume de Tatingheim chercha des yeux son épée, tout en parant les coups avec légèreté. Son courage n'avait pas été entamé malgré une légère blessure à la main et le sang qui engluait son plastron. A qui était ce sang ? ... il n'aurait su le dire mais il ne lui semblait sentir aucune blessure : ce ne devait pas être le sien.
Il se pencha à un créneau de la muraille et encouragea les troupes à continuer l'ascension. Derrière lui, les coups résonnaient dans l'air chargé de la mort et de la fureur des hommes. Le soleil déchira un instant les nuages.
Guillaume allait se retourner quand il sentit la brûlure d'une pointe dans son dos. Surprenante sensation que celle de l'acier qui s'extirpe des chaires ... Ses grands yeux bleus se remplirent d'incompréhension l'espace d'une seconde, avant qu'il ne réagisse. Sans réfléchir, Guillaume, de toutes ses forces, se rua en direction de son assaillant, mais la muraille n'était que chaos et, malencontreusement ce fut Khoragan qui prit le coup de poing. Grâce à Dieu, le fantassin breton ne sentit rien : le Capitaine était trop faible désormais.
Aveuglé de colère et de douleur, Guillaume resta comme suspendu dans le vide de l'instant, avant de s'appuyer à la muraille.
Quand il reprit vaguement conscience, il était au campement, à la tente des soins et, pâle comme un linge, articulait des phrases incompréhensibles. Il avait perdu beaucoup plus de sang qu'il n'aurait fallu, et les soigneurs se regardaient avec désolation et impuissance.
(...)
Parmi les troupes, le bruit courait que le Capitaine avait été mortellement touché. Certains racontaient qu'il avait été occis par la lame d'un ennemi, d'autres par une flèche maléfique et puissante.
Au pied de la muraille, un des soldats bretons tourna la tête vers le campement. Que se passait-il dans la tente des soins ? Nul ne le savait ...
Un jeune garçon, chargé de carquois de flèches et protégé d'une cotte de maille trop grande pour lui, lui confia qu'on avait vu sortir de la tente un des soigneurs, décoré d'un ... œil au beurre noir ! Pour sûr, ajouta-t-il, le Tatingheim va point tarder à r'paraître. C't'un fou, c'ui-ci.
(...)
Le flou lumineux ... le silence ... Guillaume avait ouvert les yeux et s'attendait à être jugé. Sa vision se fit plus nette sur une toile blanche au-dessus de sa couche, et la brûlure de ses blessures s'éveilla. Non, il n'était point mort.
Enragé, il avait continué à crier des ordres à ses soldats et avait exigé qu'on le laissât repartir au combat. Mais les soigneurs l'avaient retenu, puis ses forces l'avaient quitté, son épuisement physique avait eu raison de sa fureur et de sa volonté, et il avait plongé dans un profond sommeil.
Doucement, il se releva. Autour de lui, les objets tanguaient. Il fit trois pas et s'écroula dans un fauteuil garni de fourrures. Dieu l'avait épargné certes ... mais à quoi bon. Il était désormais aussi faible qu'un oisillon. Son regard, naguère bleu et plein d'espoir, s'était changé en une teinte glaciale. Il était déterminé à tirer enseignement de cette défaite-là.
Il appela le garde et fit mander nouvelles des combats.
(...)
Ils avaient pris Nantes !
Orthographe : 4/5 Style : 5/5 Thème : 10/10

3. Entrée en fonction (17/20)
écrit par Géralde de Madaillan
n ce début du mois d’avril 1206, dès la fin de son deuil, Géralde était prête à entrer dans ses fonctions de Capitoul : son père avait pris soin de l’y former.
Elle se rend au Capitole, afin d’assister à une réunion des Capitouls.
Elle fait connaissance avec les autres membres de cette assemblée :
Deux sont présents : Aldric, Vicomte de Castres et Géraud, Comte d’Armagnac.
Une discussion sérieuse s’engage : l’entrée en guerre du Comté contre l’Aquitaine.
Les discussions au sujet des préparatifs vont bon train.
Dans l’attente de la nomination d’un Sénéchal, qui ralentit les préparatifs, elle se promène dans la ville : il est agréable de visiter les diverses échoppes : orfèvrerie, étoffes.
Elle s’achète un joli pendentif, au centre duquel brille une émeraude, de la couleur de ses yeux.
Ayant eu vent par un héraut qu’un Sénéchal était arrivé, elle retourne au capitoul afin de poursuivre la discussion.
Il est décidé de mobiliser des hommes, pour accroître l’Ost, hommes qui rejoindraient le camp d’entraînement, à la sortie de la ville.
Géralde, quant à elle, s’occupe de lancer un appel aux femmes, afin de récolter du linge pour panser les blessures, et des mains pour soigner les blessés.
Orthographe : 5/5 Style : 5/5 Thème : 7/10
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4. Premières années, écrit par Guillaume de Tatingheim (17/20) |
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Orthographe : 5/5 Style : 5/5 Thème : 7/10 |
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5. Son enfance, écrit par Géralde de Madaillan (16/20) |
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Orthographe : 5/5 Style : 4/5 Thème : 7/10 |
Rex Europæ, 2007-2008, version 1.5.0